IL Y AVAIT UNE SORCIERE qui PRATIQUE

IL Y AVAIT UNE SORCIERE qui PRATIQUE

TEXTES, CITATIONS, PENSEES


SORCIÈRES et NOS VALEURS en 10 POINTS

UNE SORCIERE SAIT ou tend vers :

 

 

Se connaître elle-même

 

Connaître l'art de la magie

 

Apprendre à s'élever

 

Appliquer l'enseignement avec sagesse

 

Atteindre l'équilibre

 

Prendre garde à chaque parole

 

Contrôler chacune de ses pensées

 

Célébrer la vie

 

Vivre en accord total avec les cycles de la Terre

 

Savoir respirer et manger correctement

 

Faire de l'exercice pour garder un corps sain

 

Méditer

 

Honorer les Dieux et les Déesses

 


12/11/2018
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VANDANA SHIVA : controverses

L’éco-philosophie de Vandana Shiva .

  • Un compte-rendu critique de « Staying Alive : Women, Ecology and Development »
 

 

 

Cet article est la traduction d’un papier paru le 19 novembre 2016 sur le site « GMO Building Blocks » animé par Marc Brazeau. L’auteur de l’article est Marco Rosaire Conrad-Rossi, et il rend compte du premier  livre de Vandana Shiva, qui à ma connaissance n’a pas été traduit en français.

Article original en anglais :

http://fafdl.org/gmobb/the-eco-philosophy-of-vandana-shiva-a-critical-review-of-staying-alive-women-ecology-and-development/

YK

 

Le Staying Alive dont il est question dans cet article.Le Staying Alive dont il est question dans cet article.

 

 

Un autre Staying Alive, qui est ici hors-sujet.

 

 

Il n’y a pas de personnage dans la mouvance anti-OGM qui suscite plus de respect que Vandana Shiva. Auteure et militante indienne, Shiva s’est positionnée au cœur du mouvement anti-OGM à travers son implacable opposition aux biotechnologies et sa volonté de théoriser les objectifs de ce mouvement  dans le sens d’une vision plus large de la société.  Shiva ne veut pas simplement labelliser les OGM, elle veut renverser tout l‘ordre social, et elle voit dans l’opposition aux biotechnologies le combat qui est la clé de voûte de cette importante révolution verte.

Malgré sa popularité en tant qu’oratrice, il y a très peu d’analyses de l’éco-philosophie particulière de Vandana Shiva. Pour mieux comprendre le fond de sa pensée, j’ai décidé de lire son livre Staying Alive : Women, Ecology and Development.  C’est son premier livre, et il est considéré comme un exposé sérieux de ses idéaux « écoféministes ». En le lisant, j’ai été frappé à la fois par les opinions et par le contenu académique qu’on y trouve : il est rempli de contre-vérités et d’interprétations pleines d’imagination de l’Histoire, sans même  parler du caractère très répétitif de l’exposition, qui alourdit son propos sans le rendre plus imperméable à d’évidentes critiques.  Plus surprenant toutefois – et au grand dam probablement de beaucoup de gens de gauche en Occident -, il est très rapidement devenu évident en lisant l’ouvrage que l’ « écoféminisme » de Shiva est  une idéologie profondément conservatrice, pour ne pas dire « réactionnaire ». Une fois que vous mettez à jour les différentes couches de sa pensée, vous constatez qu’elle est une opposante farouche au modernisme, qu’elle est très méfiante vis-à-vis de l’humanisme et des Lumières, et que son astucieux éco-mysticisme lui donne plus de points communs avec les fanatiques religieux qu’avec les militants progressistes qui constituent l’essentiel de son public.  

Au cœur de la vision du monde de Shiva, il y a l’idée selon laquelle les principaux problèmes auxquels doivent faire face les femmes, les peuples indigènes et l’environnement ont leur racine dans l’évolution de l’Europe vers le rationalisme et la pensée scientifique. Elle baptise cette approche le « réductionnisme » -mais elle associe si souvent ce « réductionnisme » au patriarcat et au colonialisme qu’il semble qu’elle ait redéfini « réductionnisme »  comme un authentique synonyme de ces notions. Dans tous les cas, l’avènement du « réductionnisme » a eu lieu selon Shiva avec  la révolution scientifique européenne, qui selon elle, « a transformé la femme et la nature en des objets passifs, que l’on peut utiliser et exploiter selon les désirs contrôlés et incontrôlables des hommes. ». L’idée que les femmes et la nature ont été « transformées » en objets passifs implique qu’avant cette époque tout allait pour le mieux, ou au moins beaucoup mieux. Les preuves factuelles sur lesquelles elle s’appuie pour avancer cette idée sont, pour  le moins insuffisantes. Le seul lien qu’elle établit entre la révolution scientifique européenne et l’oppression des femmes réside dans le fait que la chasse aux sorcières a eu lieu en Europe à l’époque où la révolution scientifique prenait son essor. Ignorant le fait pourtant évident que  les persécutions à la fois des sorcières et des scientifiques étaient organisée par l’Eglise catholique, Shiva défend sa théorie en mélangeant quelques vagues références à des épisodes de chasse aux sorcières avec quelques citations choisies de scientifiques européens. Cela est loin de suffire à établir une relation sérieuse. Le seul exemple précis de chasse aux sorcières qu’elle cite est une loi anglaise contre les sorcières qui a été adoptée en 1511, mais qui est un exemple très problématique. La plupart des spécialistes du sujet feraient commencer la révolution scientifique européenne avec la publication du livre de Copernic  Des révolutions des Orbes Célestes. Le problème de Shiva est que le livre de Copernic est paru en 1543, soit 30 ans après le seul exemple précis de chasse aux sorcières sur lequel elle s’appuie. La remise en cause de ses idées par la chronologie serait comique si Shiva ne traitait pas là d’un sujet aussi grave.

 

Vandana Shiva, qui a mis en avant l'idée selon laquelle des plantes qui ne peuvent pas se reproduire vont pourtant envahir le monde.

 

Malheureusement pour le lecteur, les compétences en herméneutique de Shiva sont aussi faibles que sa maîtrise de l’histoire (ce qui est en fait surprenant, étant donné qu’elle est titulaire d’un doctorat en philosophie). Elle fait largement reposer la faute de la pensée « réductionniste » sur les épaules de Francis Bacon, mais ses arguments dépassent rarement le stade des citations partielles et des conclusions douteuses. Elle affirme que « dans la méthode expérimentale de Bacon, qui est au cœur  de son projet masculin, il y a une dichotomie entre le mâle et le femelle, l’esprit et la matière, l’objectif et le subjectif, le rationnel et l’émotionnel, avec une conjonction du masculin et du scientifique pour dominer la nature, la femme et le non-occidental. »  Et quelle est sa preuve de cette audacieuse interprétation de Bacon ? La réponse est que Bacon – qui écrit au XVIe siècle -  parle de la nature en disant « elle »[i] et évoque l’humanité toute entière en disant : « l’homme ». Donc, quand il écrit à propos de la  science en utilisant ces dénominations, il transmet un registre de vocabulaire sexiste à la science moderne, registre dont elle ne pourra aucunement s’échapper quels que soient ses efforts[ii]. Il va sans dire que cette analyse est puérile. Evidemment que Francis Bacon avait des préjugés sexistes, qui étaient à peu près universels parmi les  mâles de cette époque, et cela a bien entendu influencé son écriture.  Mais faire de cela une preuve à charge contre toute la science moderne est plus qu’un peu tiré par les cheveux. Ici, Shiva confond clairement la métaphore et le sens, et ce faisant produit une interprétation radicalement erronée des travaux de Bacon.

Si l’on considère son obsession du « réductionnisme » - et des horreurs dont il accouche -,  on s’attendrait à ce qu’il soit important pour elle de clairement définir ce qu’elle entend par ce mot. De manière très problématique, le livre ne contient aucune définition directe du mot. La chose la plus proche d’une explication du « réductionnisme » qui est offerte eu lecteur est la sous-partie du livre intitulée « La division naturel  / non naturel ».  Dans cette partie, Shiva décrit ses 3 catégories du savoir. Le « réductionnisme » ne parvient pas à expliquer la première catégorie – le royaume de la nature, comme en écologie -,  parce que le réductionnisme a besoin de tout réduire au confinement d’une expérience contrôlée. Cette réduction de l’objet à l’expérience contrôlée rend impossible la compréhension de la manière dont les choses fonctionnent dans le monde réel – et de ce fait mène à une incompréhension des systèmes écologiques et éventuellement à la destruction de l’environnement. La deuxième catégorie – le royaume des particules physique et des champs du savoir qui leur sont liées – est favorable au « réductionnisme » parce que ces champs peuvent être expliqués à partir d’expériences contrôlées, mais  ils n’ont pas d’implication pratique dans le monde réel, et donc ne font pas courir de risque de destruction à l’environnement. Il y a enfin une catégorie pour laquelle le «réductionnisme » à la fois fournit des outils adéquats et a des implications pratiques. Selon Shiva, cette catégorie, « contrairement aux particules physiques, transcende le contexte matériel de l’expérience en laboratoire, et, contrairement au savoir issu des champs liés à la santé, à la nourriture et à l’agriculture, ne déséquilibre pas la balance écologique. ». Et quelle est cette troisième catégorie ? La réponse est : « l’électronique ».

On pourrait proposer de nombreuses objections à cette classification, mais je vais centrer ma critique sur la compréhension que Shiva a de l’électronique. D’abord, dire que l’électronique est une catégorie différente de  la physique des particules est une bêtise. L’électronique est bel et bien un exemple parfait d’application pratique de notre compréhension de la physique. Sans la rupture de la mécanique quantique, la révolution digitale n’aurait pas eu lieu. De plus, il est très étonnant de voir une écologiste proclamer que l’électronique ne crée pas de problèmes environnementaux. Au moins sous leur forme actuelle, nos appareils électroniques sont un poids majeur sur l’environnement – depuis les minéraux extraits pour les produire jusqu’aux déchets qu’ils occasionnent. Mais, si l’on laisse cela de côté, il y a quelque chose de très révélateur dans la catégorisation de Shiva. Dans les domaines de « la santé, la nourriture et l’agriculture » Shiva est une luddite achevée, mais elle est par ailleurs très satisfaite d’utiliser ordinateurs,  avions et téléphones portables. Elle prétend mettre ses pas dans ceux de Gandhi, mais Gandhi lui  au moins était cohérent. Il avait un strict régime végan, il utilisait très rarement la voiture, et n’est probablement jamais entré dans un cinéma de sa vie.  S’il y  avait des inconvénients à adopter un style de vie fondé sur la dénonciation des technologies modernes, il était le premier à les assumer. Vandana Shiva est moins impliquée dans son propre ascétisme.

 

Shiva a un agenda très chargé sur le circuit international des conférences. Photo by Saskaboy | Flickr CC licenseShiva a un agenda très chargé sur le circuit international des conférences. Photo by Saskaboy | Flickr CC license

 

Comment justifie-t-elle cette contradiction ? Pourquoi ne pas accepter le « savoir traditionnel » sur le vol aérien quand elle met les pieds dans un avion ? Et qu’en est-il de la voie « tribale » vers la connaissance quand il s’agit de construire une antenne-relais pour téléphones portables ? Sa vision de la science moderne – et la volonté de lui substituer une « ethno-science » , c'est-à-dire une science  ancrée dans la culture d’un peuple particulier, plutôt que d’être un projet universel - , lui fournit un confortable échappatoire à cette contradiction. En fait, « la santé, la nourriture et l’agriculture » étaient choses connues des peuples indigènes, ils en avaient une expérience directe et comprenaient intuitivement les systèmes écologiques. Donc,  leurs vues à leur sujet – aussi erronées soient-elles selon les standards de la science moderne – sont valides. Les inventions plus récentes ne le sont pas. Donc, l’ « ethno-science » du monde développé est valable quand elle est appliquée aux inventions électroniques, mais elle devient « réductionniste » quand elle est utilisée dans ces autres domaines. Cette présentation des choses est si évidemment contradictoire et opportuniste qu’il est difficile d’imaginer que quelqu’un pourrait y adhérer. Quelle qu’en soit la  justification rationnelle, la conséquence de la philosophie de Shiva est que le « réductionnisme » lui permet d’accéder à un certain confort dont elle ne serait pas prête à se passer. Dans ce cas, il s’agit des téléphones portables, des avions et des ordinateurs. Mais il devient la source de toutes les oppressions et de toutes les dégradations dans le monde quand il est appliqué à des choses dont elle a moins besoin – parce qu’elles lui ont déjà été fournies en abondance -, telles que « la santé, la nourriture et l’agriculture ».

L’hypocrisie de ce positionnement échappe complètement à Shiva, dont la plus grande partie du livre est consacrée à  peindre un portait excessivement romantique des peuples indigènes et d’un passé idyllique qui n’a jamais existé. Pour Shiva, l’idée que les peuples indigènes qui vivaient en société tribales pouvaient souffrir de quelque forme de privation que ce soit est purement et simplement une invention de la pensée « réductionniste ». Le problème des sociétés indigènes n’est pas leur pauvreté, mais la manière dont la richesse est définie dans la mentalité  occidentale. Shiva affirme que « les sociétés traditionnelles ne sont pas avancées en matière de satisfaction des besoins non-essentiels, mais en ce qui concerne la satisfaction des besoins fondamentaux et vitaux, elles correspondent souvent à ce que Marshall Sahlins a appelé «  la première société d’abondance » ». Pourtant, il suffit de prendre en compte le taux de létalité de maladies que l’on sait aujourd’hui guérir pour mesurer à quel point ce sociétés étaient en mesure de satisfaire leurs « besoins fondamentaux et vitaux » - sans même parler de chose telles que le logement, les loisirs ou la possibilité de s’investir dans des formes particulières du savoir telles que l’écriture, la recherche scientifique et les activités artistiques.

La référence aux travaux de Sahlins est également révélatrice. Marshall Sahlins s’est rendu célèbre dans le domaine de l’anthropologie en démontrant que les sociétés de chasseurs-cueilleurs ne vivaient pas en permanence au bord de la famine. Alors que certaines des conclusions de Sahlins sont toujours contestées – comme le temps consacré par ces sociétés au « travail » et ce qui y était effectivement considéré comme du « travail » -, beaucoup de ses observations ont été reconnues comme d’importantes contributions à l’anthropologie. Le problème est que beaucoup de gens – particulièrement ceux qui ont un projet environnementaliste régressif – ont mal interprété et exagéré les affirmations de Sahlins. Son travail a été récupéré par des écologistes pour faire dire à propos des sociétés indigènes des choses que Sahlins ne disait pas. Comme l’explique Jacqueline Solway dans son essai qui fait le bilan de l’héritage des travaux de Sahlins : « Des groupes militants ont élevé « La première société d’abondance  [iii]» au rang de quasi objet de culte… Des organisations promouvant la durabilité écologique,  le retour à la nature, l’anti-matérialisme et la vie communautaire» trouvent dans « La première société d’abondance » un support rationnel et une perspective pour leurs rêves et positionnements utopiques. ». Shiva, dans sa course zélée à l’accumulation de louanges sur les sociétés tribales, est profondément coupable de cette usurpation intellectuelle.

Toute cette romantisation des peuples indigènes, tout en façonnant une petite niche philosophique pour l’électronique moderne ,  apparaît un peu au service de ses propres intérêts, et c’est d’ailleurs ainsi que je décrirais le livre de Vandana Shiva : au service de ses propres intérêts. Selon Shiva, l’Inde a été au cœur du développement de l’agriculture et de l’agronomie. Le fait que la réputation des pays développés ait éclipsé celle de l’Inde dans ce domaine est purement et simplement le résultat d’une habile manœuvre effectuée par les « réductionnistes »  pour marginaliser les autres manières d’appréhender le monde. Et ce n’est pas tout, puisque les femmes indiennes ont plus de connaissances en agriculture que qui que ce soit d’autre – et si ces femmes sont de surcroît indigènes, alors elles sont au sommet du savoir agricole. Nulle part dans le livre de Shiva le lecteur n’est amené à penser qu’une compétence est le produit de l’expérience, d’un dur labeur, de la discipline et de l’apprentissage. Le savoir serait plutôt le produit de l’identité, et l’identité dont elle perçoit qu’elle est la plus porteuse de savoir est justement celle des femmes indigènes d’Inde ;  le fait qu’elle soit elle-même une femme indienne fascinée par  les peuples indigènes – et la manière dont cela pourrait influencer sa propre élaboration – ne fait pas partie des choses sur lesquelles elle s’interroge.

Ne pas réfléchir à sa propre identité (Shiva est issue de la caste privilégiée des Brahmanes en Inde) et des possibles œillères qui pourraient en résulter semble être un des facteurs principaux qui ont conduit Shiva à des positions aussi erronées sur la science, la philosophie et l’histoire. Le contenu de son livre en termes de connaissances est simplement lamentable. Elle sélectionne et choisit parmi les auteurs des points qui soutiennent ses positions et ensuite ignore ce qui chez eux la contredise. Par exemple, aux pages 119-120, elle cite le très populaire économiste indien Amartya Sen, pour montrer que la Révolution Verte a accru les inégalités de genre en Inde. Sa preuve en est que le sex-ratio entre hommes et femmes[iv]  est moindre en Afrique –où il n’y a pas eu de Révolution Verte – qu’il ne l’est en Inde. Non seulement cette comparaison ne nous dit à peu près rien des effets de la Révolution Verte, mais Sen serait probablement choqué d’apprendre que ses travaux ont été utilisés de cette manière. Sen, prix Nobel d’économie et expert de la question des famines, n’a jamais démenti l’importance de la Révolution Verte – et à coup sûr il n’a jamais pensé qu’elle a conduit à une aggravation du sexisme au sein de la société indienne.

 Au-delà de cette lecture sélective de travaux de différents auteurs, Shiva accumule les entorses à la déontologie académique. Elle balance des pseudo-faits sans aucune référence à leur appui.  Un des exemples les plus incongrus se trouve à la page 23, quand Shiva affirme que « 80% de la recherche scientifique (…) est dédiée à l’industrie de guerre ». Sans source à l’appui de cette information, le lecteur en est conduit à considérer que celle-ci est entièrement fabriquée par l’auteure. La majorité des recherches scientifiques qu’elle cite effectivement l’est à partir d’articles de journaux et pas des publications originales. D’autres sources sont juste complètement ridicules, comme lorsqu’elle a l’audace de citer un mémo dans une entreprise rédigé par une main anonyme. A d’autres moments, elle est simplement fainéante. Dans un paragraphe, elle présente un graphique de pluviométrie. Au lieu de faire le calcul pour trouver la pluviométrie moyenne sur 40 ans, elle propose simplement au lecteur une estimation. Pour ma part, je ne crois pas que ce livre  passerait avec succès un quelconque examen de niveau universitaire. Au mieux, un enseignant le considèrerait-il comme un brouillon.

 

Pourtant, pour bien des gens, non seulement Vandana Shiva passe en année supérieure, mais elle est même placée sur l’estrade en tant que nouvelle professeure. La seule explication que je peux trouver à cet état de fait est qu’elle nourrit les biais et les préjugés qu’ont beaucoup de gens en Occident à propos du monde en développement, tout en leur fournissant une couverture idéologique  leur permettant de ne jamais avoir à échapper au confort de leur mode de vie privilégié. Shiva donne aux gens l’espoir de pouvoir avoir et le beurre et l’argent de leur beurre bio. Très probablement, elle s’est entourée de sycophantes qui, amoureux de l’idée du bon sauvage qu’elle promeut, sont en quête d’une gourou. Toute sa philosophie et son approche du savoir sont une confirmation que les gourous existent, et, en disant aux gens ce qu’ils veulent entendre, elle devient effectivement la gourou qu’ils recherchent.

Pour couronner le tout, son langage assourdissant la rend impossible à critiquer. De la même manière que Vandana Shiva n’a jamais tort, ceux qui ne partagent pas ses opinions ne se contentent pas de se tromper.  Au contraire, ils sont les complices d’une grande entreprise occidentale de colonisation et d’oppression. Si il y avait une formule qui résumait la pensée de Vandana Shiva, ce serait celle-ci : anthropomorphisez la nature, essentialisez les femmes, et sentimentalisez les peuples indigènes. Ainsi, le sol a des « droits », l’égalité est fondée sur « un principe féminin »,  l’écologue durable implique d’apprendre des « modes tribaux de connaissance », les barrages agissent « violemment" contre les rivières, les expériences contrôlées sont des constructions « masculinistes », le surplus économique est une propriété « épistémique » de la colonisation occidentale, et ainsi de suite. Elle a tellement truffé le terrain du débat de mines  rhétoriques qu’il est impossible de la critiquer sans être accusé de vouloir perpétuer les souffrances d’autrui. Comment un critique sincère pourrait-il dans ce cadre  construire une contre-argumentation efficace ? La réponse est que vous ne pouvez pas, tant que vous ne voulez pas lever le rideau sur l’ensemble de sa comédie et mettre à jour l’hypocrisie et les principes réactionnaires qui sont sous-jacents à ses travaux.

Après avoir lu Staying Alive, il est clair que si les idées de Vandana Shiva venaient à être dominantes, le monde ne serait rien d’autre qu’une « écotopie ». Ses remèdes sont pires que le mal. Il y a une raison à cela. Quand les gens jettent par-dessus bord la Raison – que ce soit l’humanisme quand il est question de la société ou la science quand le monde de la nature est concerné -, le vide laissé dans leur esprit est rempli par des pulsions, des biais et des préjugés. Peu importe s’ils tentent de masquer ces préjugés et ces biais par des néologismes de type « ethno-science », ceux-ci sont toujours présents. Par moments, ces forces d’inspiration peuvent conduire à de bonnes décisions, mais la plupart du temps ce seront de mauvaises. Les gens qui sont trop crédules à propos de leur propre intellect, ceux qui pensent qu’ils n’ont rien à apprendre et tout à enseigner, ne verront pas la différence, mais les gens qui vont souffrir de ces mauvaises décisions eux la verront.  Et s’ils ont assez de soutien de la part d’autrui, cela ne devrait être qu’une question de temps avant que ces voix de ceux qui souffrent ne se fassent entendre plus fort  que les platitudes sonores et la démagogie de Vandana Shiva.

 

(Source : Yann Kindo et son blog "La Faucille et le labo : décembre 2016/ Mediapart)

 


Un point de vue plus impartial recueilli sur youtube :

 

 

On peut être en désaccord avec les références essentialistes employées ici par Vandana Shiva (et dieu sait si je le suis, on n'est pas sorti.e.x.s du bac avec la naturalisation des rôles genrés), mais son combat contre la privatisation du vivant ou la destruction de la biodiversité sur l'ensemble du globe au nom du profit d'un petit nombre est fondamental. Nous sommes dans l'urgence d'agir, et ce n'est pas sur les multinationales qu'il faut compter pour épargner notre planète. D'ailleurs, contrairement à ce qui est évoqué dans certains commentaires, il n'a jamais été question pour elle de prôner un quelconque "retour en arrière" antiprogressiste, mais bien de soutenir la paysannerie à échelle locale par des moyens simples (la préservation de la variété des semences et la lutte contre le brevetage et le génie génétique industriel), favoriser les circuits courts et le respect de la faune, la flore et de l'humain. Juste la base de la vie quoi... On est d'accord, les métaphores qu'elle emploie ont des relents pour le moins traditionalistes, mais de là à la traiter de charlatane pseudo-scientifique... les combats pour la préservation de notre planète sont multiples, sûrement pas tous parfaits (peut-être comme chacun.e.x de nous ...) mais le coeur du problème est commun. Avançons ensemble plutôt que de nous tirer dans les pattes. Ensemble, agissons !

 

(Source : commentaire sur la vidéo d'une interview de Vandana Shiva sur la chaîne Médiapart par la journaliste Jade Lindgaard)

 


14/12/2018
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UNE SORCIERE COMME LES AUTRES par Anne Sylvestre

 Une Sorcière Comme Les Autres par Anne Sylvestre

 
S'il vous plaît

 

Soyez comme le duvet

 

Soyez comme la plume d'oie

 

Des oreillers d'autrefois

 

J'aimerais

 

Ne pas être portefaix

 

S'il vous plaît

 

Faites-vous léger

 

Moi je ne peux plus bouger

 

 

Je vous ai porté vivant

 

Je vous ai porté enfant

 

Dieu comme vous étiez lourd

 

Pesant votre poids d'amour

 

Je vous ai porté encore

 

A l'heure de votre mort

 

Je vous ai porté des fleurs

 

Vous ai morcelé mon coeur

 

 

Quand vous jouiez à la guerre

 

 

 
Moi je gardais la maison

 

J'ai usé de mes prières

 

Les barreaux de vos prisons

 

Quand vous mouriez sous les bombes

 

Je vous cherchais en hurlant

 

Me voilà comme une tombe

 

Et tout le malheur dedans

 

 

Ce n'est que moi

 

C'est elle ou moi

 

Celle qui parle

 

Ou qui se tait

 

Celle qui pleure

 

Ou qui est gaie

 

C'est Jeanne d'Arc

 

Ou bien Margot

 

Fille de vague

 

Ou de ruisseau

 

 

C'est mon coeur

 

Ou bien le leur

 

Et c'est la soeur

 

Ou l'inconnue

 

Celle qui n'est

 

Jamais venue

 

Celle qui est

 

Venue trop tard

 

Fille de rêve

 

Ou de hasard

 

 

Et c'est ma mère

 

Ou la vôtre

 

Une sorcière

 

Comme les autres

 

 

Il vous faut

 

Être comme le ruisseau

 

Comme l'eau claire de l'étang

 

Qui reflète et qui attend

 

S'il vous plaît

 

Regardez-moi je suis vraie

 

Je vous prie

 

Ne m'inventez pas

 

Vous l'avez tant fait déjà

 

Vous m'avez aimée servante

 

M'avez voulue ignorante

 

Forte vous me combattiez

 

Faible vous me méprisiez

 

Vous m'avez aimée putain

 

Et couverte de satin

 

Vous m'avez faite statue

 

Et toujours je me suis tue

 

 

Quand j'étais vieille et trop laide

 

Vous me jetiez au rebut

 

Vous me refusiez votre aide

 

Quand je ne vous servais plus

 

Quand j'étais belle et soumise

 

Vous m'adoriez à genoux

 

Me voilà comme une église

 

Toute la honte dessous

 

 

Ce n'est que moi

 

C'est elle ou moi

 

Celle qui aime

 

Ou n'aime pas

 

Celle qui règne

 

Ou qui se bat

 

C'est Joséphine

 

Ou la Dupont

 

Fille de nacre

 

Ou de coton

 

 

C'est mon coeur

 

Ou bien le leur

 

Celle qui attend

 

Sur le port

 

Celle des monuments

 

Aux morts

 

Celle qui danse

 

Et qui en meurt

 

Fille bitume

 

Ou fille fleur

 

 

Et c'est ma mère

 

Ou la vôtre

 

Une sorcière

 

Comme les autres

 

 

S'il vous plaît

 

Soyez comme je vous ai

 

Vous ai rêvé depuis longtemps

 

Libre et fort comme le vent

 

Libre aussi

 

Regardez je suis ainsi

 

Apprenez-moi n'ayez pas peur

 

Pour moi je vous sais par coeur

 

 

J'étais celle qui attend

 

Mais je peux marcher devant

 

J'étais la bûche et le feu

 

L'incendie aussi je peux

 

J'étais la déesse mère

 

Mais je n'étais que poussière

 

J'étais le sol sous vos pas

 

Et je ne le savais pas

 

 

Mais un jour la terre s'ouvre

 

Et le volcan n'en peux plus

 

Le sol se rompt

 

On découvre des richesses inconnues

 

La mer à son tour divague

 

De violence inemployée

 

Me voilà comme une vague

 

Vous ne serez pas noyé

 

 

Ce n'est que moi

 

C'est elle ou moi

 

Et c'est l'ancêtre

 

Ou c'est l'enfant

 

Celle qui cède

 

Ou se défend

 

C'est Gabrielle

 

Ou bien Eva

 

Fille d'amour

 

Ou de combat

 

 

C'est mon coeur

 

Ou bien le leur

 

Celle qui est

 

Dans son printemps

 

Celle que personne

 

N'attend

 

Et c'est la moche

 

Ou c'est la belle

 

Fille de brume

 

Ou de plein ciel

 

 

Et c'est ma mère

 

Ou la vôtre

 

Une sorcière

 

Comme les autres

 

 

S'il vous plaît

 

Faites-vous léger

 

Moi je ne peux plus bouger
 
 
 

 


10/12/2018
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CHEMIN SPIRITUEL

    Que représente la spiritualité pour vous [...]

 

Pour certains, être sur le chemin spirituel ce sera assister à de nombreuses conférences, lire beaucoup de livres, et de ce fait ils auront l'impression, peut-être bonne, d'être sur la voie spirituelle.

D'autres s'adonneront à des pratiques diverses telles que la radiesthésie, l'astrologie ou la numérologie, et ils auront également l'impression d'être dans la spiritualité.

 

Pour d'autres encore, être dans la spiritualité sera peut-être d'aller prier dans les églises.

 

Si nous vous disons cela, c'est pour vous faire comprendre une chose essentielle : le

vrai chemin spirituel est un chemin intérieur.

 

Nous vous avons dit maintes fois qu'on ne rentre pas en spiritualité, on la vit au quotidien.

 

Aujourd'hui, vous avez un outil merveilleux et terrible à la fois, que vous appelez (internet).

 

Pourquoi merveilleux et terrible? Parce qu'il s'y passe les meilleures choses, les meilleurs échanges aussi bien que les plus destructeurs.

 

Il est nécessaire que l'être chemine sur la voie spirituelle prennent avant tout conscience qu'il doit être son propre maître, que tous les éléments extérieurs seront des aides pour lui, mais qu'il ne devra jamais se laisser influencer par qui ou par quoi que ce soit, à moins que, dans son coeur, il y ait une résonnance profonde avec la conception qu'il peut avoir de l'avancement spirituel.

 

Prétendre, comme le disent certains êtres, que vous devez vous écarter de ceux qui ne pensent ni ne ressente comme vous et une contrevérité, ce n'est pas dans la voie spirituelle.

Cependant si, lorsque vous êtes sur cette voie, vous subissez une pression pour vous contrainte à emprunter tel ou tel chemin ou pour vous empêcher d'aller dans le sens que votre coeur a choisi , ou encore si on vous ôte votre liberté de choix, vous devez réagir.

 

Le vrai but de la spiritualité, bien que ce mot ne correspondent pas au chemin de sagesse et d'Amour qui est vôtre et que nous vous enseignons, c'est de vivre la Sagesse et l'Amour parmi tous ceux qui vous entourent.

 

Si une personne n'est pas d'accord avec votre ressenti, avec vos pensées, vous n'avez pas à en tenir compte, la seule chose dont vous devez tenir compte c'est être en accord avec vous-mêmes et de ne pas vous laisser entraîner par de belles promesses, pas plus que par des menaces, qu'elles qu'elles puissent être.

 

Le chemin spirituel est principalement le chemin intérieur, il peut se vivre tout-à-fait en

solitaire (ce qui ne veut pas dire seul) mais il peut se vivre personnellement sans que votre entourage en soit conscient.

Cette voie spirituelle ne concerne que vous parce que vous utilisez vos propres outils. Pour proprogresser, chacun utilisera différents outils, jusqu'au moment ou il n'en aura plus besbesoin, car non seulement son coeur et son âme sauront, mais sa conscience s'épanouira totalement à la connaissance , à la sagesse, à l'Amour que procurera cette démarche profonde.

 

Actuellement

, certaines forces de la lumière sombre essaient d'écarter le néophyte, de le déstabiliser

avec de belles paroles, plus belles elles -mêmes que celles que nous pourrions exprimer.

 

Soyez donc vigilants et écoutez votre coeur. Même si vous commencez votre chemin, il en est autrement pour votre coeur et votre âme car vous avez oublié ce que vous êtes, et à l'époque actuelle beaucoup d'outils sont mis sur votre chemin pour vous rappeler ce que vous êtes.

soyez vigilant, n'écoutez pas les mauvais conseils et les paroles trop enjôleuses. Suivez votre route avec Amour et avec le plus possible de sagesse et de discernement.

 

Sur cette route seront toujours mis des êtres qui vous aideront, mais c'est à vous de les ressentir avec votre coeur. Si vous êtes influençable et fragile, le travail qui vous sera demandé sera plus important, cependant les êtres fragiles, eux aussi trouveront toujours sur leur chemin des âmes fortes qui les empêcheront de tomber, de trébucher, ils ne les reconnaîtront pas forcément tout de suite mais s'ils sont vraiment sincères dans leur cheminement ils les reconnaîtront.

 

No   Reparlons d'Internet

C'est un moyen extraordinaire de faire évoluer les êtres, mais aussi un moyen extraordinaire de les freiner. Comme vous dites: Ceux qui peuvent le plus peuvent le

moins. C'est pour cela qu'il est très important de mettre un peu de lumière là ou il y a tellement d'ombre.

Ce qui est le plus regrettable, c'est que les jeunes enfants, qui ont insuffisamment de

protection et de discernement aient accès à ce moyen de communication. Certains êtres ont pour mission (et cela peut vous surprendre) de protéger le plus possible ces enfants, ces consciences humaines fragiles.

 

L   Les Êtres de lumières sont également très actifs dans l'énergie que vous appelez Internet parce que l'énergie de la lumière sombre y est très puissante. Il y aura de plus en plus de combats au niveau de cet outil gigantesque, ce qui veut dire que la lumière s'y manifestera de plus en plus mais que l'ombre sera aussi de plus en plus active.

 

N'oubliez jamais qu'une personne qui s'éveille dans l'Amour, dans la conscience de ce qu'elle est réellement, une personne qui laisse s'exprimer le plus possible sa propre Divinité peut transformer une multitude d'êtres non seulement autour d'elle mais aussi très loin d'elle.

 

L'Amour, la Sagesse, la Bonté, la Lumière émanant de cette personne n'ont aucune limite.

 

Vous n'avez pas à fuir les personnes qui ne sont pas sur le chemin spirituel qui est le vôtre, ne craignez surtout pas qu'elles vous entrainent du côté obscur, sauf si vous le désirez

inconsciemment ou si vous êtes trop faibles ou trop fragiles. Cependant dans ce cas c'est tout simplement que dans cette existence vous n'êtes pas prêts pour vivre réellement la transformation profonde occasionnée par cette démarche spirituelle.

 

Vous avez toute l'éternité pour vous transformer. Une vie n'est rien car elle ne dure pas même une seconde.

 

Donc si dans cette incarnation vous n'avez pas pu accomplir votre programme, vous aurez

mille et une existences ici ou ailleurs pour apprendre et créer, car le but de chaque âme est d'apprendre à créer dans la beauté et dans la perfection.

 


12/11/2018
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LE LIVRE DU BONHEUR de Marcelle AUCLAIR

Un drôle de livre dont on s'est débarrassé.

 

La couverture fleurie ne m'a pas attirée de prime abord mais son côté suranné a emporté mon élan et je l'ai invité à ma maison en m'en saisissant pour finalement l'adopter...

 

En cherchant une date d'édition, j'ai trouvé un achevé d'imprimé daté du 9 avril 1963 et d'un copyright de 1959. 

 

 

Un petit résumé :

 

"Marcelle Auclair livre ici les clés d'un présent habité pleinement, d'un quotidien plus léger, où chaque chose est à sa juste place. À partir d'expériences personnelles, elle partage des conseils simples et concrets pour apprendre à lutter contre nos peurs et à trouver le bonheur en nous-mêmes."

 

(Source : https://www.bookeenstore.com/ebook/9782021350340/la-pratique-du-bonheur-marcelle-auclair)

 

 

J'ai cherché qui était Marcelle AUCLAIR :

 

Sur Wikipédia : Marcelle Auclair, née le 11 novembre 1988 à Montluçon et morte le 6 juin 1983, est une femme de lettres française, cofondatrice du magazine MArie Claire avec Jean Prouvost dont elle divorcera en 1939.

 

Marcelle Auclair est l'auteur de deux ouvrages populaires de psychologie appliquée nommés :

  • Le bonheur est en vous  1951
  • La Pratique du bonheur  1956

Ces ouvrages restent aujourd'hui un témoignage important de la vie quotidienne dans les années 50 et de la vision du bonheur à cette époque optimiste (la première année de cette décennie voit la parution d’un numéro de La Nef de Lucie Faure, intitulé L’amour est à réinventer, dans lequel figure la signature de Marcelle Auclair aux côtés de celles d’autres écrivains comme Jacques Audiberti, Amile Danoën, Maurice Druon et Roger Vailland. 

À la demande de nombreux lecteurs, elle a regroupé ces deux volumes en un seul, Le Livre du bonheur publié en  1959 aux éditions du Seuil.

Une phrase en indique l'esprit : L'amour, ce n'est pas un grand mot, mais plein de petits gestes.

 

Elle écrit les biographies de Lorca, de Bernadette Soubirous, de Jean Jaurès et de Thérèse d'Avila dont André Maurois déclare qu'il s'agit d'une biographie parfaite. Elle traduit le théâtre de Lorca.

 

Ce que j'en pense :

 

Bien sûr rien de neuf sous le soleil mais tout de même nous sommes en 1959 et il est question tout au long de ce livre de la parole et de la pensée créatrices, avec des exercices pratiques quotidiens à réaliser pour chasser les idées négatives, j'adore l'idée de la clochette, c'est génial et loufoque à la fois.

 

Je vous explique :

Page 148 : Coups de clochette (120)

Agiter une clochette à chaque fois qu'une pensée négative arrive à l'esprit... 

 

 

 

 

 

 

Parce que la pratique est trop bruyante, Marcelle Auclair préconise d'utiliser une autre méthode, celle de refuser, de repousser nos peurs, nos refus de toute espérance. Chassons de manière constante toute pensée de crainte, de critique, de non-amour à la seconde même où elle traverse notre cerveau

 

La transmutation de la pensée négative en pensée positive doit être INSTINCTIVE, RAPIDE. Et persévérez malgrè les rechutes !!!

 

Autres remarques sur le livre : 

 

De nombreuses imageries chrétiennes mais qui ne gênent pas la lecture et le propos n'est pas du tout intégriste bien au contraire.

 

Je ne suis pas d'accord sur le point de vue des contes de fées dans le chapitre 77 intitulé "Loups-Garous". Pour ma part, l'apport des contes merveilleux est indéniable, toutefois, il faut veiller à les raconter au bon âge...

 

Nous devons aimer notre prochain comme notre frère mais je dirai quid des manipulateurs, comment éviter de se laisser maltraiter... Le discours est parfois un peu trop béni oui oui...

 

Marcelle AUCLAIR parle de l'amour avec un grand A... Et de notre Bonheur avec un petit B... notre travail intérieur en filigrane...

 

 

Quelques autres conseils pour élever ses vibrations (pas dit comme cela bien sûr) :

 

- N'admettez pas des zones obscures dans votre existence. La lumière est : il n'est que de tourner le bouton. (p. 93)

 

- Faites l'effort de chercher d'abord le royaume. (p. 105)

 

- Devant une difficulté, dans le danger, dans la peine, recueillez-vous. Se recueillir n'est pas réfléchir : c'est prêter l'oreille à notre voix intérieure, la petite voix cachée. Les solutions, les réponses, les réconforts vous seront donnés, la lumière viendra si, faisant taire votre intelligence humaine, vous vous tournez vers celui qui est la lumière du monde : il est en vous. (P. 108)

 

- Vous ne mangez pas seulement des légumes, de la viande mais les mots prononçés autour de vous, et vos pensées s'intègrent au bol alimentaire... Veillez, à table, à ne consommer et à n'offrir que de la force et de la joie. (p. 117)

 

- N'oubliez jamais que vos pensées modèlent vos traits (p. 131)

 

- Donnez d'un coeur libre (p. 222)

 

- Balayez au fin fond de votre coeur toute rancune envers un ingrat. Il vous a donné, déjà, quelque chose de splendide : l'occasion d'être généreux. Bénissez-le ! (p. 230)

 

- Cessez de vous détruire. Construisez-vous. (p. 240)

 

- Pas de discours : des actes. (p. 277)

 

- Refusez-vous aux vaines discussions et, plus encore, aux querelles. Comment y parvenir ?

Tant de gens sont d'enragés chicaneurs ! Tant d'autres aiment tant à vexer, à blesser !

1) Dès que le ton d'une conversation monte, baissez la voix.

2) Pendant que votre interlocuteur s'énerve ou s'exalte, priez pour lui en silence. Cela ne le calmera pas toujours sur le moment, mais un jour ou l'autre il en ressentira les effets. Quant à vous, vous demeurerez imperturbable, en paix, sur les hauteurs. (p. 279)

 

 

 

 

 

 

 

 


11/11/2018
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