IL Y AVAIT UNE SORCIERE qui PRATIQUE

IL Y AVAIT UNE SORCIERE qui PRATIQUE

LUGHNASAD, LUGHNASADH, Lúnasa (LAMMAS) : un peu d'histoire

Lughnasadh ou Lugnasad se fête le jour de la maturité de tous les fruits. Le sens étymologique du terme est «assemblée de Lug ».

C'est une fête dont on a très peu de sources Gauloises, de fait nous sommes obligés de nous tourner vers l'Irlande, une fois de plus. Et là, les sources sont très pertinentes.

Lugnasad était une fête en l'honneur de la Déesse Tailtiu qui représentait la Terre-Mère en Irlande, l'Irlande elle-même mais en tant qu'Omphalos (le nombril du monde, le point de l'espace où se rejoignent le ciel et la terre, les morts et les vivants, mais aussi où s'annihile le temps).

La souveraineté féminine de l'Irlande est ainsi mise en évidence, comme c'est souvent le cas. C'est Lug en personne qui fut le promoteur de la fête en l'honneur de sa nourricière. Celle-ci est morte pour assurer la pérennité de son peuple et chaque fête lui permet de « revenir » pour maintenir la richesse matérielle.

Pour célébrer cette fête, les jeux étaient à l'honneur, des jeux funèbres en l'honneur de la Mère de Lug. Les richesses doivent être exposées : or, argent, jeux, musique etc. On faisait aussi des concours d'éloquence, le tout dans la bonne humeur (pas de querelles, l'amitié devait prévaloir avec l'honnêteté, la légèreté). La magie noire était interdite également.

Lugnasad était une fête obligatoire (sous peine d'orgueil et de vieillissement prématuré mais pas de mort comme pour Samonios), divine, perpétuelle, royale garantissant la paix et l'abondance. Les druides y assistaient en faisant des concours de rhétorique et de sciences dans un esprit de coopération, les guerriers aussi mais pas à cheval et en paix, et enfin le peuple des agriculteurs, respecté pour sa fonction utile à la royauté et au bien-être de chacun.

En transposant cela pour la Gaule celtique, la fête peut tout à fait demeurer une fête en l'honneur de notre sol et de la Terre-Mère (sans son aspect de fertilité dévolu ici au roi) tout en fêtant la souveraineté de son Fils Lugus, un des Dieux les plus

importants du panthéon celtique gaulois également.

 

(Source : http://www.autourdelalune.com/astrologie-et/fetes-druidiques-et-astrologie.html#ixzz5MoXUqFe)

 

[...]

 

Dans sa thèse soutenue à l’université de Boston en 1962 sur l’antique Lugnasad et ses rites, la journaliste et folkloriste irlandaise Màire MacNeill étudie les origines, les rites et la persistance de cette fête dans l’Irlande chrétienne. Elle relève 195 sites où des célébrations ont lieu aux alentours du 1er août. Le plus connu est la montagne Croagh Patrick où des milliers de pèlerins affluent le dernier dimanche de juillet (Reek Sunday) pour la gravir et y déposer des fleurs ou des céréales. Pour MacNeill, ce n’est autre qu’une des nombreuses survivances de Lugnasad.

D’autres coutumes ont perduré : la visite des fontaines dont on fait le tour dans le sens du Soleil en exprimant ses vœux de prospérité et de bonne santé. Ce rite est attesté dans les écrits irlandais du XVème siècle. Il faut aussi souligner la survivance des foires traditionnelles : celles du comté de Clare et de Kerry font toujours la joie des touristes.

Bien sûr, comme le relève MacNeill, ces célébrations étaient dénuées de toute signification païenne. Il s’agissait d’un simple folklore colorant la vie chrétienne des Irlandais. L’appellation Lugnasad était d’ailleurs inusitée, puisqu’on ne célébrait plus Lug et les anciens dieux. C’est au XIXème siècle que resurgit Lugnasad avec la redécouverte du paganisme qui a bonne presse chez les romantiques. Étrangement, ce ne sont pas les Irlandais mais les Britanniques qui se passionnent pour ce passé celtique. C’est compréhensible : l’Irlande n’avait jamais perdu ses traditions celtiques qui rythmaient toujours la vie des Irlandais modernes christianisés.

Des mouvements néodruidiques se sont en revanche formés dès le XIXème siècle en Angleterre, au Pays de Galles et en Bretagne. Le néopaganisme n’ayant pas de liturgie officielle, les rituels varient selon les pays et les groupes. Là où certains préfèrent mettre l’accent sur la convivialité et le partage, d’autres souhaitent imiter au maximum les rites antiques. Enfin, certains se concentrent sur la transcendance et l’aspect spirituel. Même le choix de la date peut varier : la nuit du 31 juillet au 1er août, ou celle du 1er au 2 août. Certains groupes fêtent même le 7 août, soit l’exact milieu entre le solstice d’été et l’équinoxe d’automne. Notons que dans l’hémisphère sud, Lugnasad se célèbre le 1er février.

Outre ces variations, l’ensemble des néopaïens celtisants s’accordent à voir dans Lugnasad une fête célébrant la terre nourricière et généreuse, l’été au maximum de la chaleur et de la fructification. Comme pour leurs ancêtres, c’est aussi une occasion propice au partage et à la dégustation des mets faits à base de produits de la nouvelle récolte.

Enfin, une des coutumes les plus répandues dans les groupes néodruidiques est de faire circuler parmi les membres réunis en cercle une couronne de chêne, symbole de l’année qui s’écoule. En effet, le paganisme celte a une vision cyclique et non linéaire du temps. L’apogée n’est que le début du déclin. Si Lugnasad est le point culminant de l’été et de la fructification, c’est aussi le signe annonciateur de l’écoulement de l’année. Il n’est pas loin, l’automne qui verra la Nature entrer dans un sommeil avant de renaître au printemps après les sombres mois d’hiver..

Nicolas Kirkitadze

 

(Source : https://www.breizh-info.com/2017/08/06/75044/lugnasad-fete-celtique-de-recolte-de-souverainete)

 

Et encore :

 

L’ours, emblème guerrier et royal, est associé à la fête.  En Gaule, la déesse Artio, dont le nom est celui de l’ourse, en marque le caractère féminin. La constellation de la Grande Ourse féconde  la Terre Mère de ses rayons cosmiques. La fête, dans sa signification cosmique, célèbre les épousailles entre le Ciel et la Terre.

Le cheval, pour ce qu’il représente de vélocité, de beauté et de vigueur sexuelle est également un symbole associé à la fête. Animal psychopompe, le cheval rappelle que la mort participe à la vie dans le cycle de la nature.

Le corbeau, oiseau de bon augure associé à Lug est également un symbole de Lugnasad. Dans la tradition des Celtes, le corbeau était un messager du divin. Le corbeau a été associé au roi Arthur. Dans la légende arthurienne, il représentait l’aspect solaire du personnage légendaire, mi roi, mi-dieu. La tradition chrétienne a inversé le symbolisme du messager des dieux celtes. Le corbeau devint l’oiseau de mauvais augure, caractérisé par la noirceur de son plumage.

Le chêne, symbole de force et de stabilité, est associé à cette fête. Lugnasad donne lieu à une cérémonie festive d’hommage symbolique au soleil et à la Terre nourricière. Cette fête est l’occasion de débattre des affaires du groupe constitué. C’est le moment propice aux assemblées de bilan pour la période passée et de projets pour la période à venir.

La période de Lugnasad (15 jours avant le 1er août et 15 jours après) est favorable aux alliances, aux mariages à l’essai qui étaient pratiqués par les Celtes et aux contrats de mariage conclus après une période d’essai satisfaisante.

Le 6 août est célébrée la Transfiguration de Jésus qui, sur le Mont Tabor, a révélé sa nature divine sous une forme glorieuse à trois de ses disciples : Pierre, Jacques et Jean. La Bible décrit l’événement :…son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Le 13 août était célébrée la fête préchrétienne de Diane, la Déesse Mère. En Gaule, elle était nommée Diane Némétone, associée au bosquet sacré. La déesse était représentée avec à la main une branche de pommier et un vase à cyder. Le cyder était un mets fait d’un chevreau rôti, embroché sur des branches de noisetier, accompagné de pommes. Au Moyen Âge, la fête du 15 août, dédiée à l’Assomption de Marie, la mère de Jésus, devait faire oublier la fête païenne. Ce n’est pourtant qu’en 1950 que le Pape Pie XII institue le dogme de l’Assomption de Marie.

Le deuxième dimanche de juillet se déroule la Troménie de Locronan dans le Finistère, une déambulation religieuse conduite par le clergé chrétien. Tous les six ans, la Grande Troménie rassemble les fidèles qui parcourent le périmètre du territoire accordé à Saint Ronan.

 

(Source : http://www.gwyon-mab-wrach.bzh/lugnasad-2/)

 

 



31/07/2018
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